Les styles d'apprentissages

Une approche constructiviste

La prise en compte des styles d’apprentissages participe d’une approche constructiviste. L’apprentissage est, dans cette approche, considéré comme une interaction entre un apprenant et un objet conduisant à une représentation mentale qui constitue un outil pour comprendre le monde, s’y adapter ou le modifier en intervenant.


Dans une approche constructiviste :

  •     Les connaissances sont construites.
  •     L’apprenant est au centre du processus.
  •     Le contexte d’apprentissage joue un rôle déterminant.

 
La prise en compte des différences interindividuelles


Le style d’apprentissage représente un ensemble de préférences personnelles concernant les situations d’apprentissage.
Il est difficile de ne pas prendre en compte les caractéristiques individuelles de l’apprenant.

Par principe, il est indépendant de l’efficience du sujet donc un même niveau d’efficience peut être atteint par des personnes ayant des styles d’apprentissages différents.

Les styles d’apprentissages fournissent des informations qui permettent de tenir compte de certaines dimensions entrant en jeu dans les situations de formation.

Le plus important en matière de psychopédagogie est la prise en compte de l’interaction entre les caractéristiques individuelles, le style d’apprentissage et les caractéristiques de la situation d’apprentissage sachant qu’une une situation donnée peut favoriser certains styles.

Les styles d’apprentissages interrogent également la conception des ressources pédagogiques

 

Différents modèles


La théorie de l’apprentissage expérientiel, de David KOLB (1984).
Elle fait une synthèse entre la philosophie de l’éducation de Dewey et l’épistémologie génétique de Piaget.
Selon ce dernier, il existe quatre styles d’apprentissage :

  •     l’accommodateur,
  •     le divergent,
  •     le convergent,
  •     l’assimilateur.


KOLB a construit un questionnaire de styles d’apprentissage souvent  critiqué, en raison d’une part de sa trop grande généralité (ATKINSON, 1991) et d’autre part d’insuffisances psychométriques rédhibitoires (RUBBLE et STOUT, 1990).

Robert J. STERNBERG (1988) a proposé une théorie de l’ « auto-gouvernement mental » qui se réfère plutôt aux apprentissages « académiques » et rend peu compte des spécificités des apprentissages professionnels.

 A. de La GARANDERIE (1980) avance, quant à lui, un modèle de l’apprentissage qui confère un rôle majeur aux modalités sensorielles de la prise d’information. Ce modèle rend peu compte de façon satisfaisante des processus de mémorisation.


 
Différentes typologies

Dans la littérature, on trouve la prise en compte de différentes dimensions en fonction des auteurs :

  •     auditif / visuel / kinesthésique
  •     dépendance / indépendance à l'égard du champ
  •     réflexivité / impulsivité
  •     intuitif / méthodique
  •     centration / balayage
  •     accentuation / égalisation
  •     formalisation / réalisation
  •     collaboration / compétition
  •     figure d'autorité / expérience
  •     analytique / global
  •     groupe / individuel